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Sommes-nous finalement en 2009 ? 

L’interrogation est globale et ouvre un débat sur la stratégie de Jean PING concernant la situation politique au Gabon. Aujourd’hui, plusieurs Gabonais qui ont voté pour le changement se demande à quoi joue Jean Ping ? Le débat  est présent dans tous les ménages de Libreville et dans plusieurs villes du pays. L'observation de l’attitude de Jean Ping semblent conforter l’idée selon laquelle, Jean Ping manque de couilles et qu’Ali Bongo le sait et joue sur cette faiblesse.


Mes chers lecteurs comparaison n’est pas raison mais depuis 2009, la situation politique du Gabon est bien tendue  sans réellement donner une voie de sortie. . Mais durant cette période trois personnalités sont au cœur de l’actualité politique. D’un côté, un homme Ali Bongo qui par la force se maintient au pouvoir. Il a avec lui une armée à sa solde et les autres leviers de l’Etat, sa stratégie repose sur l’usage de la force et montre a qui veut l’entendre qu’il a des couilles entre les jambes. 

Face à lui en 2009, André Mba Obame, un homme craint donc la rumeur présentait comme le fils spirituel d’Omar Bongo. Une bête politique qui a captivé le cœur des Gabonais en 15 jours en remportant l’élection présidentielle de la même année. 42% des Gabonais avaient choisi le fils de Medouneu au détriment d’Ali Bongo donc la rumeur affirme qu’il avait eu 22% des suffrages. Mais force était de constater qu’Ali à travers sa stratégie a dérobé la victoire à son ami et frère d’hier. Mais il y a lieu de reconnaître que si les Gabonais avaient choisi AMO c’est par rapport à un slogan « personne ne volera ma victoire, voter  moi et je ferai le reste car j’ai la clef ». Cependant, le pays tout entier a finalement constaté qu’André Mba Obame avait négligé son adversaire. 


Sept ans après, nous voici dans une même situation avec le scénario. Alors qu’est-ce qui explique le maintien d’Ali Bongo au pouvoir ? Votre blog se propose d’énumérer ici les faiblesses de ses deux leaders dans leur ambition de libérer le Gabon des Bongo. 
Si AMO, fils spirituel d’Omar Bongo avait allumé une flamme, une nouvelle espérance dans le cœur des Gabonais, il faut dire que Moïs n’avait pas de plan B. Il avait le peuple avec lui mais la peur de rompre l’équilibre social a permis à son adversaire de réussir son passage en force. Le peuple attendait le mot d’ordre d’AMO, mais manque de peau le leader à préférer observer une grève de la faim. Mais il faut dire qu’AMO était très menaçant pour le camp Ali Bongo, car durant plus de cinq ans, le pouvoir luttait contre le Fang du Woleu-Ntem. Un observateur averti peut affirmer que l’échec de la politique d’Ali Bongo, était en partie basé sur ça. Le facteur explicatif du comportement d’AMO montre que cet homme manquait d’un réel soutien politique de l’Élite politique gabonaise. Oui  AMO était un homme seul et populaire. Cependant, il faut reconnaître qu’AMO ne répondait pas aux injonctions de la justice ni l’armée d’Ali Bongo. Il avait des couilles, mais sa santé a joué fortement dans son affaiblissement. 

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« 2016 ne sera pas 2009 » scandaient Jean Ping pour dire aux uns et aux autres qu’il avait pris acte des erreurs d’AMO. Contrairement au premier Jean Ping  a eu le soutien populaire et politique face à Ali Bongo. Oui 2016 n’était pas 2016, le premier changement est que c’est Libreville qui a mené la danse de la contestation. Avant ça, il faut dire qu’AMO n’avait pas la preuve de sa victoire, mais Jean Ping oui. Sur le plan humain, les victimes d’AMO n’étaient pas visibles, car les rumeurs disaient qu’Ali avait fait disparaître les corps dans la mer. Sur internet aujourd’hui, les victimes de Libreville sont connues de tous et les preuves sont visibles. Jean Ping a eu un soutien politique dont aucun candidat avant lui n’avait bénéficié au paravent. Pour résumer le tout Jean Ping a tout eu, l’argent, le peuple, les medias, les politiques, mais au final, il a fait comme AMO. Le silence alors que le peuple attendait le mot d’ordre d’un leader. 


Jean Ping manquerait-il de couilles ? Pourquoi il respecte les décisions de la police, la justice et les ministres d’Ali Bongo ? 


Chaque mois les Gabonais s’invente une voie de sortie pour croire à la stratégie de Jean Ping qui aujourd’hui commence à fatiguer ses soutiens tant sur le plan national qu’international. Selon eux, Jean Ping ne veut pas faire le sale boulot, il attend que les autres le fassent à sa place. Mais ça ne marche pas comme ça. Depuis septembre 2016, Ali bongo teste la force de Jean Ping, il pousse ce dernier à bout, mais manque de couilles Ping recule à chaque. Aujourd’hui grâce à cette stratégie il a jeté la France dans les bras de son adversaire. Ali Bongo reprend peu à peu le terrain international parce que son adversaire Jean Ping manque de courage. Le monde entier à déjà révéler le vol d’Ali Bongo alors Ping attend quoi pour engager l’épreuve de force ? 

Le seul langage qu’Ali comprend, c’est celui de la force, il faut avoir des couilles pour attirer l’attention d’Ali et de la Communauté internationale le reste, c’est du n’importe quoi. Les discours et les conférences de presse ne changeront rien de la situation. L’UE est le seul soutien de Jean Ping en ce moment, mais ne peut faire tout le travail à la place de Jean Ping. Il faut créer un précèdent qui obligerait le pouvoir à se plier face aux exigences de l’UE. Il faut un leader qui assume et non celui qui se cache et que la police vient menacer chez lui. Jamais la police n’avait mis les pieds chez AMO ce malgré les nombreux mandats d’amener. 


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L’affaire Opiangha montre que le Président élu est très faible et semble avoir peur d’Ali Bongo. En acceptant qu’on embarque ses biens, le camp Ping vient de donner feu vert à Ali Bongo. Ping vient de montrer qu’il est vulnérable, car on ne pénètre pas dans la maison d’un leader comme au marché de Mont-Bouët. Certes d’aucun viendront dire que cela relève encore de la stratégie de diabolisation du régime Ali Bongo. Non-chers lecteurs, le monde entier sait qu’Ali Bongo est violent, mais ce n’est pas ça le débat. Comment expliquer qu’un simple citoyen menace un président élu sans avoir les représailles même pas une marche de contestation. 


Il est temps que les choses changent du côté de Ping car bientôt la fin de l’année 2017. Car si rien n’est fait sa parole, sera mise en question et sonnera sa fin politique. 


Affaire à suivre…