Les cœurs battent la chamade dans les deux camps politiques du pays, les uns attentent le début de la CAN 2017 et d’autres, l’investiture de M. Jean

PING samedi 14 janvier 2017. Le débat fait rage dans les bas quartiers de Libreville entre fanatiques du Foot et les adeptes de la politique. Dans ce combat de titans, s’élève une voix aphone, qui regrette pourquoi la CAF a validé la CAN au Gabon.

Une phrase de M. Jean PING hante les esprits du pouvoir du bord de mer  et la CAF. « Nous avons épuisé toutes les voies démocratiques possibles, à partir d’aujourd’hui toutes les hypothèses sont sur la table pour revendiquer notre victoire même les plus douloureuses ».

Le niveau de l’alerte est au rouge maximum du côté du pouvoir, reprise des contrôles inopinés et positionnement des militaires dans les grandes artères de Libreville. Envoie des troupes dans les sites choisis pour abriter la CAN TOTAL 2017.  A côté de cette stratégie d’intimidation, se trouve la stratégie d’apaisement. Oui chers lecteurs le pouvoir violent d’Ali Bongo joue la carte de l’apaisement en appelant à la retenue, à l’esprit du pardon et à la cohésion sociale.

Mais cette stratégie ne semble pas donner les résultats souhaités, aucune mobilisation au tour de la CAN. Dans les taxis,  les gabonais se demandent si réellement Libreville abrite l’évènement. Absence d’adhésion aucune mobilisation sur la question comme en 2012. Les supporters des Panthères sont même en froid avec l’équipe nationale qu’ils accusent de collabo avec les ennemis du peuple. Le milieu Fang souvent uni autour de ses stars comme Aubame Eyang est silencieux, mieux dénonce le comportement du joueur de Durdmun.

Les émergents attentes l’argent d’Ali Bongo pour acheter les consciences des jeunes désœuvrés  mais au regard du contexte financier du pays, l’espoir des vautours s’amenuise. Où sont passé les pseudos 35OOO adhérents de l’AJV ? Pourquoi les 100000 jeunes d’UDIS d’Opiangha sont devenus invisibles ?  La réponse est claire y a pas l’argent donc pas de service et pas de mobilisation. Triste comme situation pour  un pouvoir qui réclame 50% des électeurs mais où sont ses gabonais qui votent Ali Bongo ? Où sont les gabonais non instrumentalisés de Bilie-By-Nze ? Le mensonge est gros et personne ne peut l’avaler.

Du côté de la CAF, les langues se délient et la tension monte entre Issa Hayatou et ses collaborateurs. Le camerounais joue sa carte, il a envoyé les émissaires chez Jean PING pour ne pas prêter serment le 14 janvier, il a d’ailleurs promit un soutien à ce dernier s’il le faisait après la CAN. Peine perdu car,  ce camerounais ne connait la détermination du peuple gabonais et de son leader Jean PING.

Cette année est marquée par le changement et cet agenda est collectif, maintenu par l’ensemble des gabonais. Aucune stratégie d’intimidation ne fera  changer la donne, aucune négociation n’arrêtera le processus enclenché depuis le 31 aout 2016. Le sang a coulé notre drapeau est entaché, il faut que les fils et les filles le lave ce 14 janvier. D’ailleurs,  il est demandé à tous les gabonais d’être muni  d’un drapeau avec un tee-shirt ou habit Jaune. Cette couleur doit être visible partout sur l’ensemble des sites choisis par la CAN.

Une question à Ali Bongo : Ton armée  est-elle capable de gérer la vague jaune du 14 ?