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Sur les antennes des télévisions du Gabon, le Porte-parole du président gabonais Ali Bongo nous annonçait que son pays enregistrait une croissance allant de 4 à 6 %. Mais la principale mesure de cette hausse  qui est l'IDH vient de dementir ces propos.

Faut-il se réjouir des chiffres de la  croissance en Afrique ?


Cette  question ouvre un débat que certains trouveront comme une prise de position et d'autre comme un éclaircissement. 

En Afrique, l'on annonce les croissances à deux chiffres depuis 1990, les Etats francophones sont devenus maitres de ce genre d'annonce. 
Le but étant de montrer que tout va pour le mieux dans leur gestion du pays. La vérité étant qu'aucun pays africain ne dispose d'un instrument d'évaluation de sa croissance. C'est le FMI et la Banque Mondiale qui font des spéculations sur les économies de ces pays.

L'Occident annonce souvent une croissance de 0,5 à 2% alors que l'Afrique reste toujours en tête du taux de croissance. C'est un deal qui permet aux pays africains de ne jamais s'auto-produire. Car plus cette croissance est forte, mieux les États africains s'activent à vendre les matières premières aux occidentaux.  Le maître à toujours les stratégies pour tenir son esclave en leste. Oui cher lecteurs, au lieu de voir les choses sous cet angle, les Emergents du Gabon  vont,  comme leurs prédécesseurs,  annonçer  les chiffres de la croissance allant de 4 à 6%

Toute chose égale parailleurs, la croissance à pour indicateur le "Developpement Humain", mais  en Afrique l'on observe  un véritable "Non Néveloppement Humain " dans cet Océan de croissance . Le Porte-parole du Gabon vient de payer les frais de ce gros mensonge en disant que sont pays enregistrait une croissance de 6% avec pour effet négatif sur les populations de son pays. Contracdiction totale, comment comprendre qu'avec 0,5% de croissance la France a créer 200.000 emplois alors que le Gabon avec ses 6% ne dispose aucun chiffres sur les emplois créés en 2013?

Cela nous amène à dire que, toute croissance n'est pas synonyme de développement et que la croissance ne doit plus constituer un argument politique au Gabon. Juste à côté du Gabon, se trouve la Guinée-Équatoriale qui dans le classement revient à la 17e place loin derrière, or si l'on observe ces deux pays sans être économiste, on retiendra que la Guinée est loin devant le Gabon en terme d'infrastructures et autres équipements collectifs. 

La honte ne tue plus dans le pays des Emergents.Car le journal "L'Union" au lieu de faire une analyse profonde sur la chute de l'IDH de 2013 à 2014, où le Gabon perd 6 points, vient nous publier un tableau où le Gabon occupe la 8e place sur le continent. 
En réalité ce dégringolade révèle une vérité, le niveau de vie des gabonais va de mal en pire avec un chomage galoppant. 
Si le pays va bien selon Billié By-Nze comment expliquer que ce dernier passe de la 106è  place à la 112e en espace d'un an. Que s'est-il passé? Sachant qu' aucune crise n'a été annoncée sur les marchés internationaux. Le budget 2013 a bien été exécuté avec les projets structurants et des gros investissements.


Où sont passés les fruits de la croissance  tant chanté par les Emergents?